Pin up sans discrimination : égale et libre

« PIN UP » SANS DISCRIMINATION : ÉGALE ET LIBRE

LA LISTE DES PHOTOGRAPHIES

* Le Salut, Yannick Giguère, 2013 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Catherine, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po.

 

NOM DU MODÈLE : Catherine

EMPLOI : INFIRMIÈRE

Q : « Lorsque tu fais des photos du genre, comment se passe ton expérience en tant que Femme?

R: « Je pense que ça aide à assumer davantage ma féminité, à prendre conscience que j’ai un certain pouvoir de séduction. Je veux mettre ici l’emphase sur le mot pouvoir, car ce type de pouvoir est majoritairement réprimé chez bien des femmes et/ou mal compris/considéré. Ça donne aussi une certaine confiance en soi. »

Q : « Peut-on faire des photos de pin-up (ou sexy) tout en étant féministe? »

R : « Être sexy fait aussi partie de l’identité féminine (et masculine aussi) alors pourquoi vouloir cacher/inhiber ce côté? Oui, on peut être féministe, peut-être même plus que les autres, puisqu’on s’assume davantage et on assume notre corps en l’exposant à la caméra. »

* It’s pumpkin, Yannick Giguère, 2013 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Marie-Eve, Yannick Giguère, 2013 – Impression sur papier photo, 8X10 po

 Marie-Eve Portrait Pinup 2015_WEB_s

NOM DU MODÈLE : Marie-Eve

EMPLOI : Gérante de cosmétiques

Q : « Le terme « Pin up », ça réfère à quoi pour toi? »

R : « À l’origine, une « Pin up » était une photo d’une femme assez belle (selon les standards d’autrefois) pour être « pinner » au mur.  De nos jours, c’est plutôt une esthétique qui dégage glamour et féminité. »

Q : « Il  semble y avoir certaines ambiguïtés par rapport aux photos de femmes. Que considères-tu comme sexy versus sexiste? »

R : « Une modèle qui va dégager de la confiance en soi sur une photo, peu importe le thème ou le concept, est sexy.  Je crois qu’il est difficile de dire qu’une photo est sexiste sans connaitre le contexte derrière ou comment la modèle se sent. Tout est dans l’interprétation de chacun. »

Q : « Où est la limite entre le beau (positif) versus l’exploitation du corps (négatif) se situe? »

R : « Tout dépend de l’interprétation de la personne ne question.  Je suis contre le « slut-shaming ».  Une femme devrait avoir le droit de se sentir belle peu importe ce qu’elle porte ou ce qu’elle montre de son corps.  L’exploitation est quand elle-même ne se sent pas à l’aise avec ce qui lui est demandé de porter ou montrer. »

Q : « Lorsque tu fais des photos du genre, comment se passe ton expérience en tant que Femme? »

R : « Je fais toujours des « photoshoots » qui me font sentir plus femme, plus belle, plus confiante. »

* That afternoon, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Fannie, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Fanny

EMPLOI : Enseignante au primaire

Q : « Pourquoi avoir choisi de participer à un projet de photo pin-up? »

R : « Pour varier de ce que je fais habituellement, aller à l’encontre de l’idée courante de la « Pin up », démontrer qu’une femme peut être sensuelle et féminine sans toutefois être dénudée. »

Q : « Lorsque tu fais des photos du genre, comment se passe ton expérience en tant que Femme? »

R : « Je me sens plus féminine ou dans la peau d’un personnage, c’est différent du « moi » de la vie courante. Subir la métamorphose me permet de voir que je peux être belle et donc, d’avoir une meilleure estime en quelque sorte. »

Q : « Que peuvent apporter les minorités visibles au féminisme? »

R : « La présence des minorités visibles permettra de changer la perception négative des femmes, peu importe leurs origines. Alliées de partout dans le monde, leur rassemblement sera leur force pour communiquer leur message et modifier la mentalité des gens. »

* La petite revue, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Chloé, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

 Chloe Portrait Pinup 2015_8X10_WEB

NOM DU MODÈLE : Chloé

EMPLOI : Étudiante en danse contemporaine et animation culturelle et employé comme responsable de l’animation culturelle

Q : « Pourquoi avoir choisi de participer à un projet de photo « Pin up »? »

R : « Il existe très peu de « Pin up » avec des « afro »! Les « Pin up » noires avaient les cheveux défrisés, lissés! Aussi je me considère comme une féministe modérée et il me semblait très intéressant de participer à un projet ou l’image de la pin-up n’est pas sexuelle (ce qui est normalement le but de la « Pin up »). »

Q : « Trouves-tu que les femmes « de couleur » sont sous-représentées dans l’industrie de la photo? »

R : « En général je dirais oui. C’est seulement dans les années 90 que la mannequin Alek Wek, d’origine soudanaise, brise l’image classique de la mannequin caucasienne, blonde aux yeux bleus. Encore aujourd’hui, les femmes noires au style africain sont peu nombreuses dans cette industrie. Les métisses sont tout de même plus acceptées dans le milieu. »

* A moment before sleep, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Joanie, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po.

 

NOM DU MODÈLE :Joanie

EMPLOI : Comédienne et serveuse

Q : « Peut-on faire des photos de « Pin up » (ou sexy) tout en étant féministe?»

R : « Je pense que les photos elle serait justement sensuelle et pas sexy. J’aurais tendance à dire qu’une féministe ne voudrait pas prendre ce type de photo-là. [Pourquoi?] Parce que pour elle c’est une image fabriquée de la femme. Pourtant, j’ai l’impression que les filles qui faisant c’est photo la dans les années 50’, étaient probablement féministes parce qu’elles ne voulaient justement pas être représentées chez elle à rien faire, elles voulaient s’afficher dans leur courbe, dans leur force en tant que femme, leur attrait. »

* A stroll in the parc , Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po

* Delvida, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Delvida

PROFESSION : City forester

Q : « Si ce métier en est un non traditionnellement féminin, quelle est ta position sur le fait qu’il y a plus d’hommes que de femmes qui pratiquent ce métier? »

R : « Urban forestry and arboriculture often get grouped together with horticulture here. There are more and more women in the horticultural industry, and there have been traditionally less women in the tree care industry. Slowly, this is changing. I believe that there is a place in this sector for women and men. In a perfect world, sex or gender wouldn’t matter and I don’t think it should be a salient point. »

Q : « Le terme « Pin up », ça réfère à quoi pour toi? »

R : « A “Pin up” is an image designed and produced to adorn, excite and seduce. Call it pornography, an art form or even a lifestyle. I think the initial idea began with eye candy, and “Pin up” has erupted into a subculture and genre. »

* Untitled, Yannick Giguère, 2014 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Sophie, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

 

NOM DU MODÈLE : Sophie

EMPLOI : Analyste de réseaux, artiste maquilleuse, actrice, styliste, productrice de tournée, illustratrice.

Q : « Qu’aimes-tu le plus dans le travail de modèle photo/pourquoi? »

R : « Je n’aime pas particulièrement être modèle. Mais à choisir, c’est intéressant de me voir à travers les yeux d’autres artistes. »

Q : « Il semble y avoir certaines ambiguïtés par rapport aux photos de femmes. Que considères-tu comme sexy versus sexiste? »

R : « Je ne jugerais jamais ce qui est sexiste ou sexy. Je crois que ça change par opinions personnels, et que l’individu doit décider pour lui/elle-même. »

* Morning correspondance, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Chloé, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Chloé

EMPLOI : Étudiante en danse contemporaine et animation culturelle et employé comme responsable de l’animation culturelle

Q : « Pourquoi avoir choisi de participer à un projet de photo « Pin up »? »

R : « Il existe très peu de « Pin up » avec des « afro »! Les « Pin up » noires avaient les cheveux défrisés, lissés! Aussi je me considère comme une féministe modérée et il me semblait très intéressant de participer à un projet ou l’image de la pin-up n’est pas sexuelle (ce qui est normalement le but de la « Pin up »). »

* Morning practice ,Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Kayleigh, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Kayleigh

EMPLOI : actrice

Q : «Le terme « Pin up », ça réfère à quoi pour toi?»

R : « “Pin up” means playful, flirty female sexuality and beauty. It represents a more realistic female body and any woman can be a “pin-up” and celebrate her sexuality and claim it as her own.»

Q : « Il semble y avoir certaines ambiguïtés par rapport aux photos de femmes. Que considères-tu comme sexy versus sexiste? »

R : « It depends on the photo, the experience, and the intention behind every photo. »


* Before the night out,
Yannick Giguère, 2014 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Jessica, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Jessica

EMPLOI : Serveuse à La Pizzaiole du Vieux-Montréal et danseuse professionnelle.

Q : « Qu’aimes-tu le plus dans le travail de modèle photo et pourquoi? »

R : « Travailler pour accéder à un résultat précis. Travailler avec le corps ce qui est connexe avec la danse. Et surtout créer un personnage qui ne me ressemble pas. »

* A smile in the tramway, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Karine, Morgane, Darly, Johane; Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Morgane

EMPLOI : Réceptionniste au SPA STATION 5 et Assistante de recherche au CICC

Q : « Que peuvent apporter les minorités visibles au féminisme? »

R : « Déjà, je trouve qu’on devrait arrêter de se différencier encore une fois! Mais nous avons un but commun et c’est sur ce but-là qu’il faut se concentrer et non sur nos différences. »

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NOM DU MODÈLE : Karine

EMPLOI : Vendeuse en optique

Q : « Qu’aimes-tu le plus dans le travail de modèle photo/pourquoi? »

R : « C’était une première pour moi, je n’avais jamais fait cela auparavant. J’ai trouvé cela intéressant même si je ne suis pas à l’aise devant l’objectif. »

Q : « Peut-on faire des photos de « Pin up » (ou sexy) tout en étant féministe? »

R : « Bien sûr dans la mesure où la femme se respecte et s’assume je trouve cela même très bien. Cela montre que la femme peut à la fois être sexy tout en militant pour l’égalité des sexes. Cela montre pour moi des femmes qui s’assument et qui sont indépendantes. »

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NOM DU MODÈLE : Darly

EMPLOI : Représentante au service à la clientèle d’une compagnie vendant des services de télécommunications

Q : « Il semble y avoir certaines ambiguïtés par rapport aux photos de femmes. Que considères-tu comme sexy versus sexiste? »

R : « Sexy : une femme en pleine possession de ses moyens, qui choisit d’être là où elle est, et de faire ce qu’elle fait. Sexiste : une femme qui sert d’accompagnement, ou dont seules certaines parties du corps (que nous connaissons bien) sont montrées. »


* Little secrets,
Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Caroline, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Caroline

EMPLOI : Coordonnatrice dans un organisme communautaire, professeure de danse et photographe bénévole pour un magazine web de musique.

Q : « Le terme « Pin up », ça réfère à quoi pour toi? »

R : « Ce sont des femmes fortes dans une époque et un contexte social où on ne croyait pas en leurs capacités. Ce sont des femmes extrêmement séduisantes, provocantes, confiantes, intelligentes et qui n’ont pas peur d’aller au-delà des normes. Elles utilisent leurs atouts féminins, non pas dans une optique de s’objectiver, mais plutôt pour reprendre du pouvoir. Pour moi, il s’agit des premières à parler de la libération des femmes et à revendiquer l’égalité des genres, en d’autres mots, les premières féministes. »

Q : « Lorsque tu fais des photos du genre, comment se passe ton expérience en tant que modèle? »

R : « Il se passe très bien en général. Je ne me sens pas spéciale ou différente la plupart du temps. Il arrive tout de même des occasions où je suis « exotisée » ou d’autres fois où l’équipe de coiffure ou de maquillage à moins d’expérience avec mes caractéristiques ethniques! »

Q : « Que peuvent apporter les minorités visibles au féminisme? »

R : « Au-delà de minorité visible, je parlerai d’autres cultures. Les autres cultures peuvent montrer que, parfois, des dogmes, des mœurs ou des faits installés depuis des millénaires au sein d’une société doivent être remis en question. Il faut se confronter entre les différentes cultures, apprendre l’un de l’autre, garder l’esprit ouvert sans pour autant relativiser à tout prix. »

* The interest of a dancer, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Jessica, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Jessica

EMPLOI : Serveuse à La Pizzaiole du Vieux-Montréal et danseuse professionnelle.

Q : « Es-tu féministe? »

R : « Non je ne me qualifie par de féminisme, mais j’aime défendre que je suis une femme forte et que nous sommes plus fortes que nous le croyons. »

* A quick change before boarding, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Morgane, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Morgane

EMPLOI : Réceptionniste au SPA STATION 5 et Assistante de recherche au CICC

Q : « Où est la limite entre le beau (positif) versus l’exploitation du corps (négatif) se situe? »

R : « Le beau/positif, c’est lorsqu’on valorise le corps qu’il soit habillé ou pas. Cela se joue dans les positions, les expressions du visage, etc. Tout est dans la subtilité. L’exploitation du corps/négatif c’est lorsqu’on en fait quelque chose de vulgaire. C’est brut, sans aucune subtilité. »

* Where to now, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Darly, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Darly

EMPLOI : Représentante au service à la clientèle d’une compagnie vendant des services de télécommunications

Q : « Que considères-tu comme raciste? »

R : « L’ignorance et le racisme sont deux choses différentes. Des gens vont dire des niaiseries sans le savoir et c’est correct. Ils veulent bien faire et ils sont ouverts. Ils n’ont rien contre les autres. Le racisme, c’est ceux qui sont bloqués et qui ont déjà des idées faites sur quelque chose qu’ils ne connaissent pas. La majorité du temps, c’est plus de la haine que d’autre chose. Mais ça, je n’y ai jamais fait face personnellement. »

* Late for the train, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Darly, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Darly

EMPLOI : Représentante au service à la clientèle d’une compagnie vendant des services de télécommunications

Q : « Que considères-tu comme raciste? »

R : « L’ignorance et le racisme sont deux choses différentes. Des gens vont dire des niaiseries sans le savoir et c’est correct. Ils veulent bien faire et ils sont ouverts. Ils n’ont rien contre les autres. Le racisme, c’est ceux qui sont bloqués et qui ont déjà des idées faites sur quelque chose qu’ils ne connaissent pas. La majorité du temps, c’est plus de la haine que d’autre chose. Mais ça, je n’y ai jamais fait face personnellement. »

Q : « Que peuvent apporter les minorités visibles au féminisme? »

R : « Il y a une multitude d’écrits sur les féministes qui ne sont pas blanches; […] une perspective différente de celle qui est connue, pour comprendre qu’il y a d’autres réalités. »

* After work gathering, Yannick Giguère, 2015 – Impression sur toile, 12X16 po.

* Kathy, Evangeli, Louis ; Yannick Giguère, 2015 – Impression sur papier photo, 8X10 po

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NOM DU MODÈLE : Kathy

EMPLOI : Coiffeuse et contorsionniste

Q : « Il semble y avoir certaines ambiguïtés par rapport aux photos de femmes. Que considères-tu comme sexy versus sexiste? »

R : « Sexy ne veut pas nécessairement dire dévêtu ou aguichante. Il n’y a donc aucun rapport avec les vêtements, mais plutôt avec l’attitude. »

* Commissaire : Nancy Belhumeur

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* Assistante au projet : Clara Cloutier

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* Chef Maquilleuse : Sophie Ricard

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* Chef Coiffure : Claire Malbert

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ARTISTE PHOTOGRAPHE

YANNICK GIGUÈREartiste photographe

514 -659-2046

ygiguere@gmerunways.com

PORTFOLIOS

Yannick sur Linkedin

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION                

Cette exposition s’impose comme un projet : le Projet « Pin up »[i]. Tout d’abord, une inspiration esthétique sur le thème de la « Pin up » avec modèles exclusivement féminins vers une immersion dans un questionnement sur le genre et la culture qui se matérialise en document supplémentaire présenté dans le cadre de l’exposition.

 

Les photographies prédominantes de l’exposition reposent sur une méthodologie de type studio : le modèle féminin se prête à une séance photographique à la même esthétique d’un autre temps et aux mêmes jeux de poses. Dans un premier temps, une recherche d’historicisme dans la sélection d’un décorum (accessoires, vêtements, coiffure, maquillage, poses, etc.) et dans la technique photographique (couleur, luminosité d’époque, iso, temps d’exposition, sans retouche, etc.). En arrière de ces choix, les scènes narratives où sont présentés les modèles féminins sont toutefois ancrées dans la contemporanéité en tentant d’éliminer la figure d’un patriarcat d’un autre temps. Le modèle est fortement empreint d’indépendance et d’esthétisme affirmé. Chacune des mises en scène a été soigneusement réfléchie et balisée tout comme le titre de l’œuvre dans un souci d’évacuer toute forme de suprématisme (sexuel ou raciale). Néanmoins, des pistes de réflexion submergent de cette série de photographies.

En parallèle, autant dans sa production que dans sa diffusion, l’artiste désire documenter la quotidienneté de chacun de ces modèles singuliers. En effet, ces modèles ont répondu à l’appel, qu’elles soient professionnelles ou non, d’origine diverse, de formes et d’âges variés. Juxtaposés aux photographies de type studio, nous retrouvons dans l’exposition une photographie documentaire du modèle à l’extérieur du studio. Également, une enquête sous la forme d’un questionnaire, « Entre sexisme ordinaire et ambigüité féministe et l’importance de la réalité vécue par le modèle »[ii]permettent de dévoiler timidement les motivations et les perceptions de chacune. Cette partie de l’étude encourage la réflexion qui porte sur la façon dont la personne se perçoit et de quelle façon elle vie autant sa féminité que sa couleur de peau, ses origines, son époque dans sa vie de tous les jours [iii].

Ancré dans sa démarche artistique, le projet d’exposition de photographie « Pin up » se veut une expérience autant pour le futur visiteur d’art que pour le modèle lui – même : une expérience sensorielle et intellectuelle, de délectation esthétique face à la photographie de genre, une évaluation technique, d’un jugement de goût ou même d’une projection de soi, de ses valeurs sur ce qu’incarne la « Pin up ». Qui est-elle au juste? Plusieurs facettes s’imprègnent à la « Pin up », comme le témoignent les modèles : entre femme forte et femme docile. Il n’existe pas une seule « Pin up » et ni un seul contexte. Ces images correspondent aux déclinaisons d’une construction d’un imaginaire permis par la littérature, la publicité, la mode… la société.

Ni bon, ni mauvais, le genre féminin se décloisonne, se complexifie et s’autoréfléchie. L’exposition s’inscrit dans cette conjoncture et interpelle à la réflexion.

Merci de votre attention,

 

Nancy Belhumeur

Commissaire de l’exposition et Rédactrice  

Art – Musée – Mode

514 817 6788

nancy.belhumeur@me.com

Nancy Belhumeur sur Linkedin

[i] Le terme/concept de projet est hérité de la discipline de l’architecture et nos jours, une banalisation de son utilisation puisqu’un projet peut référer autant au champ de l’art (« Un projet artistique ») ou à la vie de tout un chacun (« Projet de vie »). Nous trouvons intéressant de l’intégrer ici puisqu’il apporte l’aspect évolutif et réceptif de la pensée de l’artiste.

[ii] Une enquête verbale retranscrite textuellement au courant du printemps-été 2015.

[iii] Ces images ainsi que quelques citations représentatives sont accolées aux photographies de type documentaire.].

Textes Complémentaires à télécharger :

DÉMARCHE ARTISTIQUE – «PIN UP» SANS DISCRIMINATION : ÉGALE ET LIBRE

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION – « PIN UP » SANS DISCRIMINATION : ÉGALE ET LIBRE

Les pin-up girls contre-attaquent – Aspect sociologique

Yannick Giguere – CV ARTISTE

FORMATIONS

 
 BAC en science de la gestionUQAM, Montréal 2015
 Certificat en PublicitéUdM, Montréal 2015
Certificat en MarketingUQAM, Montréal 2007
 Certificat en Administration UQAM, Montréal 2007
DEC en AdministrationCégep du Vieux-Montréal, Montréal 2002
 DEC double, Théâtre et littératureCégep Édouard – Montpetit et Cégep du Vieux-Montréal, Montréal 1997

EXPOSITION SOLO

2015, Septembre à Décembre, Pin up sans discrimination : égale et libre, Les Entretiens, Montréal, Québec, Canada

2015, Septembre, Pin up sans discrimination : égale et libre, Major Tom, Montréal, Québec, Canada

EXPOSITION COLLECTIVE

2015, Wildside festival, Théâtre Centaur, Montréal, Québec, Canada

PUBLICATIONS

2013, Ex situ, photographies de performances artistiques, numéro 21, UQÀM, Montréal, Québec, Canada

2015, Andrea Blaze, portrait, Festival International de Jazz de Montréal, Montréal, Québec, Canada

2015, Trio Blaze, Portrait trio musical, Festival International de Jazz de Montréal, Canada

AUTRES FORMATIONS

Stage photo d’art

Michel Filion ; Montréal

2010-2011
 Séminaire flash

Michel Donais, Paul Boucher ; Montréal

2010-2011-2014
Mentorat

Marie-Claude Plasse, Michel Filion,  Luc Giroir, Patrick Lamotte ; Montréal

2009
 Cours :

d’histoire de l’art,

d’histoire du cinéma,

d’histoire du cinéma québécois,

de couleurs et de Composition, UQAM, Montréal.

2002 – 2005

VOYAGES DE RECHERCHE ET D’EXPLORATION

Angleterre, Londre (2000); Definition of a lifestyle and the building of character

France (2009, 2010, 2011), Paris, Toulouse, Apchon Auvergne; Portraits, architectures et paysages

États-Unis, San Francisco (2013-2014); Portraits d’artistes underground, folk.

SOURCES D’INSPIRATION

Quelques ouvrages…

– Pinup – Bernard of Hollywood [9783822871720]

– Les peintres de la période 1920 à 1950 tel Gil Elvgren pour leur apport à la publicité et au domaine de la création de Pinups aux USA  (En exemple [9780760775929])

Nus – Modèles d’atelier pour l’artiste [9782350002439]

Hollywood Portraits [9781855857872]

Les affichistes (Peinture) Inspiration publicitaire

Noboyushi Araki ( Photo, Japon)

– Horst P. Horst, fashion photography

– La série de livres « Photo Icons » par Taschen

– Photographes de MGM et des studios d’Hollywood pendant le cinéma noir

– La série de livres « Movie Icons » de Taschen présentant les photos des artistes du cinéma noir et blanc

BIOGRAPHIE ET DÉMARCHE ARTISTIQUE

À travers les projets, le regard se transforme, se divise et se peaufine.

Avant de se tourner vers le médium de la photographie, Yannick Giguère a côtoyé plusieurs milieux : les arts de la scène, la littérature, la mode, les arts et même celui des affaires. Durant les années 1990 (1994-2000), il a été cascadeur et coordonnateur de cascade, ce qui lui fit réaliser l’importance des angles et des plans de caméras. Ainsi, fort de ses diplômes et de ses expériences, il oscille entre deux pôles qui façonnent sa personnalité singulière. Actuellement, il termine un Bacc. en Science de la gestion (UQAM) et un Certificat en publicité (Université de Montréal).

Un filon persiste : une passion pour l’esthétique

En 2006, il fonde GMF et ensuite, GME, deux entités agissant à titre de levier pour les créateurs émergeant dans le domaine de l’événementiel, du cinéma, de la mode et des arts visuels. Découlant de la seconde, GME, il met sur pied, épaulé par une équipe, des ateliers de photographie destinés à des photographes amateurs et professionnels. De ce fait, il agissait à titre d’Organisateur et également, de Directeur artistique. Cela a mené à lui fournir une formation mené par l’expérience, près de celle permise entre maître et élève, tranquillement, l’idée d’être derrière la caméra, sans médiateur entre lui et le sujet, s’est de lui même imposé, concrétisé.

La femme d’hier et d’aujourd’hui dans toute sa contemporanéité

Yannick Giguère en accord avec ses sujets de prédilection a priorisé le portrait : celui de ses proches, d’amis, de modèles. Pour dépasser ses questionnements sociaux et sa technique, il se penche sur différents styles de photographie, dont celui de la «Pin up». Dans un premier temps, inspiré de l’art de Gil Elvgren (1914-1980) et D’Alberto Vargas (1896-1982) et de photographies hollywoodiennes du début du 20e siècle. Il reproduit une esthétique similaire, une approche historique marquée par le souci de la sélection du décor, de la lumière, de l’iso et de l’exposition, les costumes, le maquillage et la coiffure du modèle. Le rendu, le choix du support d’impression amplifient l’idée d’une esthétique surannée. À la lecture de ses photographies, nous remarquons une prédilection pour le sujet féminin. Cependant, il ne pas mettre de l’avant une image qui encourage le patriarcat, mais bien une femme moderne. Une sublimation de la femme dans ses tâches quotidiennes et de détentes.

D’autres volets sont en simultanés dans sa production artistique : dont la «Pin up» contemporaine ou la photographie créative. Le décorum délaisse le passé, mais s’ancre solidement dans le présent : espaces urbains, mœurs d’aujourd’hui et féminités multiples affirmées.

Textes Complémentaires à télécharger :

DÉMARCHE ARTISTIQUE – «PIN UP» SANS DISCRIMINATION : ÉGALE ET LIBRE

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION – « PIN UP » SANS DISCRIMINATION : ÉGALE ET LIBRE

Les pin-up girls contre-attaquent – Aspect sociologique

Yannick Giguere – CV ARTISTE

BIBLIOGRAPHIE :

* Barthes R. (1957). Mythologies, Paris, Éd. 160 pp.

* Blloshmi A. (2013). Advertising in Post-Feminism: The Return of Sexism in Visual Culture?, Journal of Promotional Communications 1: 28

* Faludi S. (1993). Backlash : la guerre froide contre les femme, 746p.

* Hall S. (2007). Identités et cultures: politiques des cultural studies. Amsterdam. 411 pp.

* McRobbie A. (2004). Postfeminism and popular culture, Feminist media studies, vol 4, n. 3, 255: 64

Je tiens  à remercier personellement toutes les personnes et artistes qui ont permis à la réalisation de ce projet artistique.

Yannick Giguère

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2 thoughts on “Pin up sans discrimination : égale et libre

  1. Bravo! Bel expo, belle démarche et réflexion. J’ai bcq apprécié discuté avec les gens; votre exposition a suscité des débats très intéressants.

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